
La grève (1924) - Le Cuirassé Potemkine (1925) - Octobre (1927) - La ligne générale ou L'Ancien et le Nouveau (1926-1929) - Que viva Mexico ! (inachevé, 1931) - Alexandre Nevski (1938) - Ivan le Terrible (deux parties, 1942-1945). |
|
|
Les Nibelungen (Fritz Lang) Le Dernier des hommes (FW Murnau) |
La ruée vers l'or (Ch. Chaplin) Le Maître du logis (Carl Dreyer) |

colère couve
puis éclate après l'épisode de la viande avariée. Le commandant fait châtier les protestataires
qu'il place sous une bâche. "Frères sur qui tirez-vous ?", la garde désobéit
au commandant, la révolte éclate, le cuirassé gagne Odessa. Le lendemain, les Odessistes rendent hommage
à Vakoulintchouk, militant tué sur le bateau. En fin d'après-midi, l'armée réprime les
manifestations de soutien aux mutinés dans la fameuse scène de l'escalier d'Odessa et tous ses plans magnifiques.
Le cuirassé riposte, symboliquement le lion de pierre se dresse et rugit.Lénine
Séquence 1. Nuit. Le port d'Odessa. Deux matelots révolutionnaires sur le pont.
|
Séquence 8. Clairon. Le commandant Golikov : "Ceux qui sont satisfaits de la nourriture, deux pas en
avant!". Il demande une bâche pour recouvrir les récalcitrants.
|
Séquence 13. Veillée funèbre. Le brouillard.
|

Séquence 16.La ville et le cuirassé ne font qu'un. Les voiliers blancs vont à la rencontre du navire. Sur l'escalier, ouvriers, bourgeois, élégantes, institutrice portant un lorgnon, étudiant, mères de famille saluent de la main le cuirassé. Le drapeau rouge claque sur le navire. |
Séquence 17. Et soudain... Une chevelure noire fouette l'écran. Des gens terrorisés dévalent
l'escalier. Un rang de soldats puis deux, baïonnettes au canon. Des corps s’affaissent. Les soldats tirent. Une mère
voit son garçonnet resté en arrière blessé et piétiné. Elle s'arrête et hurle.
Des corps jonchent les marches.
|
Séquence 22. Meeting sur le Potemkine. L'escadre amirale vient à leur rencontre. Le cuirassé
l'affrontera.
|

Le drame de la mère qui, son enfant mort dans les bras, remonte l'escalier à la rencontre des soldats est le moment le
plus pathétique du film.
utilise la plongée, qui d'ordinaire écrase le personnage, mais qui là, l'ennoblit. Le travelling arrière qui l'accompagne
est l'instrument de son élévation, de son assomption. Elle est escortée par ce travelling et elle seule a droit à ce
travelling. Cette montée n'est pas un plan-Séquence mais une suite de travellings différents qui donnent l'impression
de continuité par la tension dramatique et la grandeur humaine de la situation.
Les soldatsCopyright
© http://analysefilmique.free.fr v3.32